
Un jalon d'exception
Par le passé, j'ai évoqué les deux doubles tombes ''Boudet'' : celle des femmes Boudet et celles des hommes Boudet. Voici déjà plus de 17 ans, j'avais eu l'idée de mesurer en détails la tombe des frères Boudet à Axat.
J'y avais trouvé des mesures fort instructives, puisque l'importance de ces nombres était déjà suggérée dans le livre de l'abbé Boudet. Il s'avère de plus que ces valeurs ont aussi été employées et suggérées au sein même du fameux domaine de Rennes-le-Château.
Dans le cadre de ma démonstration ''Plantard n'est pas le concepteur de la phrase Bergère...'' les valeurs 64 et 22, mesurées sur la tombe, ainsi que la présence de 64 et 22 mots sur l'épitaphe, me semblent constituer des observations dignes du plus grand intérêt. J'y reviendrai plus en détails.
Par la suite, en raison de la notion de double dans l'unité et de la disposition des mots de l'épitaphe, j'avais envisagé des suggestions alchimiques sur cette double tombe. Voir : La tombe de l'abbé : une évocation alchimique ?
La tombe de l'abbé Boudet constitue un jalon d'exception. Les valeurs et les notions chères à l'abbé Boudet y ont été astucieusement suggérées. J'avais aussi remarqué des liens entre les deux doubles tombes Boudet et les fameuses pierres de papier, censées représenter la sépulture de la marquise de Rennes-le-Château. La "dalle ET IN ARCADIA EGO" semble liée à la double tombe des femmes Boudet et la "stèle au 17 janvier", publiée dans le tome 17 de la SESA en 1906, semble associée à la double tombe des hommes Boudet.
Voir : La Stèle - La Dalle et les deux tombes Boudet
L'axe des doubles tombes Boudet - Axat et RLB
Cette nouvelle étude a trouvé sa genèse en constatant la présence de deux doubles tombes ''Boudet'' dans le secteur des deux Rennes ! Le cimetière de Rennes-les-Bains abrite la double tombe des femmes Boudet, sépulture de la mère et de la sœur de l'abbé. Le cimetière d'Axat abrite la double tombe des frères Boudet. Sur ces deux tombes, une double épitaphe a été gravée.
Intéressons-nous à l'axe constitué par ces deux doubles tombes Boudet. Cet axe semble intéressant à plus d'un titre.

La croix isolée, altitude 666
Observons tout d'abord que l'axe constitué par les deux doubles tombes, frôle l'emplacement du fameux ''Fauteuil du diable''. Certains chercheurs n'hésiteraient pas à affirmer qu'il passe dessus, mais je préfère les observations géométriques ultra précises.
En revanche, cet axe passe très précisément sur l'emplacement d'une croix isolée. Cette croix se situe non loin du château du Bezu, en bord de chemin menant au hameau de La Jacotte.
Telle l'épée Excalibur, cette croix en fer a été plantée dans un rocher. De plus, elle a été érigée à exactement 666 mètres d'altitude.
J'observe avec amusement qu'une croix en pierre, comme celles situées dans le secteur du Bezu, aurait été moins cohérente pour être installée à l'altitude 666... ''Enfer'' était un matériau mieux adapté.

Dans l’Apocalypse de Jean, le 666 est présenté comme « le nombre de la Bête ». Dans le cadre de cette affaire, le 666 a souvent été employé pour signifier l'équilibre ou la complémentarité Bien/Mal, Sauveur/666 tel le Yin et le Yang (je l'ai montré à diverses reprises). En complément, j'ai retrouvé le 666 dans des observations liées à la lumière et au lever du soleil.
Dans La vraie langue celtique, l'abbé Boudet associe aussi Enfer et 666 à la notion de tombeau ! Il est alors parfaitement cohérent de retrouver cette croix ''enfer'' et ce 666, sur l'axe unissant les deux doubles tombes Boudet !
Cet axe a été matérialisé par l'implantation d'une croix et ils ont fait en sorte que cette croix culmine à 666 mètres d'altitude. Cela apparaît fort cohérent avec les écrits de l'abbé.
De plus, les extrémités des branches de la croix interpellent. Une telle croix peut être qualifiée de croix à extrémités en trident. Le trident est associé à la valeur 111. On retrouve un 111 suggéré sur la tombe de l'abbé Boudet.
Il est déjà remarquable que l'emplacement de cette croix se trouve très précisément sur l'axe reliant les deux doubles tombes Boudet. Le fait que ses extrémités suggèrent la valeur 111 renforce le lien avec la tombe d'Axat, présentant aussi un ''111''.
J'ai souvent évoqué le fait que ce nombre est lié la notion de Résurrection, chère à l'abbé Boudet ! Il emploie ce mot dans La VLC et mieux encore, il suggère à plusieurs reprises la notion de Mort/Résurrection.
Distance entre les deux doubles tombes
Arrondie à l'entier le plus proche, la distance entre les deux doubles tombes est 15 km. Ce nombre est associé au DIABLE puisque la 15e lame du tarot est nommée ''Le Diable''.

Dans la tradition chrétienne, diable et 666 sont liés. L'abbé les associe à la notion de tombeau ! De plus, dans la plupart des courants du tarot, la lame 15 met l'accent sur la dualité et présente, auprès du diable, deux personnages, l'un masculin et l'autre féminin. Dualité que l'on retrouve en ce montage associant deux doubles tombes Boudet, l'une masculine et l'autre féminine.
Cette distance favorable entre les deux concessions funéraires a peut être incité l'abbé à choisir le cimetière d'Axat comme lieu d'inhumation. Il a peut-être aussi influencé la conception de ce montage, empreint de dualité.
Orientation de l'axe
Une autre configuration géographique favorable concerne l'orientation de cet axe. Arrondi à l'entier le plus proche, l'angle obtenu est de 209°
Or 209 = 90 + 119
Donc depuis l'Est, cet axe est orienté à 119 degrés.
Ce 119 interpelle. J'ai découvert, partagé et publié le fait que 119 degrés correspond à l'azimut du lever du soleil le 17 janvier dans le Razès.
Bien que l'axe des deux tombes ne soit pas orienté à 119 degrés depuis le Nord, il peut être défini par un angle de 119° depuis la direction de l'Est. Cette configuration géographique favorable a probablement été remarquée par l'abbé Boudet.
Quoi qu'il en soit, il n'a pas manqué de suggérer l'importance du 17 janvier, à plusieurs reprises dans son ouvrage, dans les réalisations castelrennaises, ainsi que sur sa propre tombe.
Sur la tombe de l'abbé Boudet, le fameux livre de pierre a notamment été placé à 171 cm du bord supérieur de la tombe. Et ce n'est pas tout !
A moins de considérer que toutes ces observations soient œuvres de la Providence, il semble que les concepteurs de ces deux doubles tombes, l'une masculine et l'autre féminine, ont réussi à exploiter des circonstances géographiques favorables, afin de souligner des thématiques chères à leurs yeux. Thématiques que l'on trouvait déjà suggérées dans les écrits de l'abbé Boudet, et astucieusement figurées au sein même du fameux domaine de Rennes-le-Château.
Thierry Espalion